Actualisation septembre 2018

Dans la plupart des pays développés, il est conseillé aux équipes de soins primaires de se saisir des nouvelles technologies et de les intégrer dans leur pratique quotidienne. Il est clairement déclaré partout qu’il faut conforter la continuité des soins en la fondant prioritairement sur la relation interpersonnelle qui lie chaque patient à son équipe de soignants.

Des études Californiennes ont montré que l’utilisation de la téléconsultation n’était que peu consumériste alors qu’on aurait pu s’attendre au contraire, compte tenu du confort et de la moindre pénibilité qu’elle apporte aux utilisateurs. La forte demande qu’auraient pu avoir les patients n’a pas été le comportement dominant, mais ce comportement a évidemment été régulé par l’obligation de la prise de rendez-vous avec les professionnels de santé compétents et la participation aux frais de services des patients.

Les médecins quant à eux font une utilisation raisonnable et adaptée de ces consultations à distance compte tenu de l’obligation qu’ils ont d’utiliser l’examen physique dans de nombreux cas.

Dans ce contexte, le choix français de rendre enfin possible l’utilisation de la télémédecine paraît plus qu’évident, encore fallait-il prendre les décisions qui traînaient depuis plus de 10 ans. Mais est-ce le bon choix de limiter d’emblée et encore une fois l’utilisation aux seuls ALD (la liste de maladies chroniques remboursées à 100%) et aux fameux déserts médicaux ? NDLR : Cette remarque n’est plus d’actualité car en fin de négociations avec les syndicats médicaux, il a été décidé que la CNAM prendrait en charge la téléconsultation pour toute la population, dans le cadre du Parcours de soin. 

Il ne faut pas avoir peur de faire profiter à tous et à toutes de la télémédecine en général et de la téléconsultation en particulier : une autorégulation naturelle de cette activité se fera…

L’équipe médicale MEDVU